Jean-Claude DANA

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Le juif albinos (2000)

Extrait : Le bluff de la cachrout

Ce business de la mort juive est juteux tout comme celui de la cachrout d’ailleurs. En France, le chiffre d’affaires du Consistoire central relatif à la cachrout s’élève à plusieurs dizaines de millions de francs, et cela rien que pour la viande !

La Cachrout gère, via le Consistoire Central de France, tout ce qui se rapporte à l’élaboration et à la commercialisation de la nourriture autorisée pour les Juifs pratiquants, la nourriture dite cacher.

En hébreu, « cacher » veut dire « apte », apte à être consommé.

Sans vouloir m’étendre outre mesure sur le sujet, je citerais quelques-uns des grands principes. En ce qui concerne les quadrupèdes, est dite tahor, c’est-à-dire pure :

« Toute bête qui a le pied onglé, l’ongle fendu en deux, et qui fait partie des ruminants, vous en mangerez. »

Pour les animaux aquatiques, seuls sont autorisés ceux qui ont au moins une nageoire et une écaille qui s’ôte facilement. De plus, les crustacés et les fruits de mer sont éliminés.

Un autre célèbre interdit est celui-ci :

« Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère ».

Cet interdit apparaît trois fois dans la Bible (Exode, XXIII-19 – Exode XXXIV – 26 – Deutéronome XIV – 21).

Par extension, il est interdit de mélanger le lait avec quelque viande que ce soit.

S’ajoute à ces lois un très grand nombre de préceptes, et, notamment, ceux concernant l’abattage : l’animal doit être égorgé avec une lame aiguisée et sans tache, puis le rabbin spécialisé, le chohet, qui n’est même pas vétérinaire, doit inspecter la bête pour vérifier sa bonne santé ; si tout lui convient, il donnera son indispensable autorisation.

Quelles sont les raisons de la cachrout, et surtout quelles sont les explications au fait que dans le monde moderne d’aujourd’hui, ces coutumes archaïques se soient perpétuées ?

Pour Moïse Cohen, Président du Consistoire de Paris : « Il est avéré que la cachrout a protégé depuis toujours le peuple juif en lui imposant des règles rigoureuses en matière de consommation ».

Il ajoute : « L’élimination des animaux impropres à la consommation et l’interdiction du mélange carné-lacté sont reconnus par d’éminents experts comme étant les facteurs clés d’une diététique alimentaire appropriée ».

Raisonnement qui tient plus de la méthode Coué que de la rigueur scientifique ! « D’éminents experts », qui sont-ils ?

Et que dire du meilleur régime reconnu par tous les médecins et tous les diététiciens du monde occidental pour le jeune enfant, je veux parler du « jambon-purée ».

Le jambon cuit est moins gras que le steack de bœuf (9 grammes de lipides pour 100 grammes), les graisses du porc sont moins nocives que celles du bœuf, puisque 60% d’entre elles sont mono ou poly-insaturées, donc bénéfiques pour le cœur. Peu calorique, pauvre en cholestérol et en glucides, c’est l’aliment diététique par excellence. Quant à la purée de pommes de terre, elle contient du lait ou de la crème !

Gérard Haddad, psychanalyste et écrivain, ne craint pas d’affirmer :

« Les règles de la cachrout sont dépourvues de toute justification sanitaire ou médicale… / …En définitive, le fidèle, à travers ces rites, et en particulier ceux de la cachrout, mange, en un acte d’amour, le Livre, celui de la Thora, il l’incorpore et s’identifie à lui… »

Je pense que les livres sont faits, non pour être mangés, mais lus, sauf dans certains cas où ils peuvent être dévorés, comme celui que vous tenez entre les mains !

Aristéas, Juif grec ne déclarait-il pas sans rire que :

« Le Lévitique autorise la consommation des mammifères ruminants et au sabot fendu, parce que ruminer, c’est penser. »

Et il reste ceux qui déclarent que les ruminants mangent des bonnes choses, notamment de l’herbe, et non des déchets animaux de toutes sortes comme le porc ou la truite ou certains prédateurs : c’est oublier les farines animales, de triste mémoire, dont l’on a gavé les bœufs, les poulets, et même les saumons, l’un des poissons favoris des Juifs !

Quant aux autres aliments, les spécialités autorisées le sont au gré des contrats signés, un jour, ce sont les biscuits Brune, un autre jour les biscuits Blond ou Roux, un jour le chocolat Linvan promu par Dila ou Ladi, un autre jour le chocolat Shmollduc !

Le tampon cacher beth-din dûment appliqué sur un produit en augmente sensiblement le prix ; c’est, pour certains, la rançon de l’orthodoxie, de l’éthique ; pour d’autres, c’est par respect pour nos ancêtres.

Il faut bien essayer de trouver des explications rationnelles à un comportement irrationnel… qui ne devient rationnel qu’en termes de marketing.

Le domaine de la cachrout est même… adapté à la médecine : il existe en effet un dictionnaire Vidal cacher, le « Médiel », qui est un guide des médicaments « cacher » réservé aux professionnels médicaux et aux malades observants de l’orthodoxie religieuse ; ceux-ci peuvent ainsi vérifier si telle Amoxicilline est cacher ou non, etc…

Dans les affaires de la cachrout, le moindre faux pas est interdit : ainsi, l’un de mes amis, qui commercialisait du vin cacher, était obligé d’aller se réfugier dans d’autres villes pour pouvoir déguster tranquillement ses mets favoris… non cacher !

En pleine crise de la vache folle, chez moi, nous ne mangions pratiquement que du porc, puisque c’était alors l’animal le plus sûr du moment sur le plan sanitaire, et que m’importait que ses sabots soient ou non fourchus, et même la pointure de ceux-ci !

Beaucoup de Juifs mangent cacher, comme ils disent, sans même savoir pourquoi, parce que c’est une sorte de mode.

Les restaurants cacher de Paris s’étant multipliés, on s’y rencontre comme dans des clubs, entre bons Juifs, c’est la néo-tendance, la culture « feuj » !

Ces restaurants se sont même diversifiés, certains affichant un certain « standing » et se prétendant, c’est la grande nouveauté, gastronomiques.

Quant aux prix, ils sont devenus… astronomiques !

Etre cacher c’est bien, être cacher beth-din, c’est encore mieux, et la vie feuj en société devient une sorte de partie de tennis permanente ou l’on smashe à coups d’interdits et de préceptes pour marquer le point.

La Thora en comptant 613, il y a de quoi faire !