Jean-Claude DANA

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État de veille (2003)

Extrait : Une infirmière vraiment idéale

J’avais sursauté, brusquement tiré de mon sommeil.
C’était la voix de cette infirmière, d’Arielle, qui avait prononcé cette offre, avec une intonation de gamine innocente volontairement teintée de minauderie. J’avais jeté un bref coup d’œil sur ma montre. Il était trois heures du matin !
Je ne me trouvais pas encore dans la chambre spéciale, le fameux laboratoire du sommeil de Max. Cependant, quoique logé dans une chambre ordinaire, j’étais relié par un certain nombres d’électrodes à plusieurs enregistreurs.
Pour des examens préliminaires, avait précisé Max.
- Excusez-moi, avait repris Arielle, je ne vous ai pas réveillé au moins ?
La garce ! Elle s’était assise tranquillement au bord du lit, sa blouse entrouverte laissant apercevoir ses cuisses et une grande partie de ses seins. Elle ne semblait avoir rien dessous. Elle avait ajouté, l’air faussement réprobateur.
- Jacques, quand je suis entrée tout à l’heure, vous dormiez comme un enfant. Mais vous auriez pu prendre froid, à dormir comme ça, complètement à poil.
Je m’étais rendu compte qu’effectivement, je dormais tout nu dans cette pièce, pour ne pas être gêné par la chaleur et par tous ces fils qui me tournaient autour. Le drap me recouvrait pudiquement, à présent. Je me souviens avoir demandé à Arielle, presque intimidé :
- C’est vous qui m’avez recouvert, alors ?
- Oui, mais pas vraiment tout de suite…
J’avais commencé alors à sentir des fourmillements qui m’avaient parcouru l’épiderme. La chaleur qui se dégageait du corps d’Arielle sembla se communiquer à moi.
Seule la lumière d’une petite veilleuse éclairait la pièce, rendant les formes dévoilées d’Arielle d’une puissance suggestive qui me desséchait la gorge.
Un long silence s’était installé qui nous avait permis de mesurer l’intensité de nos vibrations mutuelles. Un parfum capiteux et enivrant avait envahi mes narines, mélange de savon, de déodorant, d’eau de parfum, le tout harmonieusement mêlé aux odeurs de transpiration d’Arielle et à ses effluves de femelle en… mal de mâle.
N’y tenant plus, j’avais alors murmuré d’une voix rauque.
- Arielle, je vous remercie pour le chocolat, mais en fait, j’aurais plutôt envie de…
- Oui, je sais, m’avait-elle répondu, dans un souffle. Alors, soyez gentil et fermez les yeux…
J’avais obtempéré, attendant l’inévitable bruissement des draps qui annoncerait leur glissement. Des mains expertes et légères avaient parcouru mon corps de haut en bas, tirant de toute sa peau des frémissements de volupté. Puis un fourreau humide et chaud, la bouche d’Arielle, s’était emparé de mon sexe. Sa langue et ses lèvres l’avaient enveloppé dans un maelström de sensualité, un véritable concerto en rut majeur qui m’avait semblé durer une éternité…
Quand j’avais rouvert les yeux, Arielle, me sentant au bord de la jouissance, venait d’interrompre sa fellation. S’étant débarrassée promptement de sa blouse, entièrement nue, elle avait entrepris, d’autorité, de s’empaler sur mon sexe turgescent, avec une adresse révélatrice d’excellentes prédispositions.
Dans la semi-pénombre de la pièce, j’avais eu tout loisir d’admirer son corps lisse que mes mains pouvaient tout juste effleurer pendant qu’elle me prenait.
Car c’était bien elle qui me fit l’amour, ce soir-là. Elle ondulait sur un rythme qui lui semblait propre, alternativement lent et syncopé, balançant de temps à autre sa tête en arrière.
Elle avait pris tout son temps, modulant ses mouvements, s’arrêtant quand elle sentait que j’étais au bord de l’orgasme, afin de faire durer le sien… les siens.
Elle avait bien dû en avoir trois ou quatre ce soir-là, les savourant dans un silence quasi-religieux. Alors satisfaite, elle décida d’abandonner mon ventre pour venir prendre à nouveau possession de mon sexe avec sa bouche.
Ses doigts m’effleurèrent les testicules et l’entrejambe jusqu’à mon orifice rectal dans lequel l’un d’entre eux s’aventurait parfois, comme par inadvertance, avant de s’y enfoncer brutalement, au moment précis où mon corps se tendait comme un arc, enfin au bord de l’éjaculation…
Quand j’eus joui, silencieusement moi aussi, Arielle avait aspiré mon sexe jusqu’à la douleur, en avalant goulûment tous les sucs. Puis elle m’avait recouvert de mes draps, avec des gestes tendres. Les gestes d’une infirmière consciencieuse.
Avant de s’en aller, elle m’avait lancé d’un ton moqueur :
- Le docteur Teissier risque d’avoir des surprises en examinant les enregistrements de ce soir !
Puis elle avait refermé doucement la porte sur son rire cristallin.
C’est comme ça que j’avais fait la connaissance d’Arielle.